Rédacteur : C. Courrier
2015_00_010 (Nouvelle étude)

Épitaphe de Cupiennia Tertulla

Concordance(s) : CIL, VI, 16614 et p. 3914 = CIL, I², 1297 et p. 975 = ILLRP, 918 = EDR160737

Publication(s) :

S. Panciera, "Cupiennia rivisitata", RPAA, 87, 2014-2015, p. 437-449, photo.

Provenance : Roma, Rome, Roma, ville métropolitaine de Rome Capitale, Italie.

Découverte : Vigna Pelluchi extra portam Pincianam.

Conservation : Paris. Musée du Louvre.

Support : Plaque. Marbre. En cinq fragments.

52,5 x 22,5 x 2,5

Champ épigraphique : Cadre mouluré.

Ecriture : 3 cm. Ligature(s) : PI et IE (l. 3). Points triangulaires.

Texte : Latin. Épitaphe.


Vltuma

suorum

Cupie{i}nnia

L(ucii) f(ilia) Tertulla

fuueit quius

heic

rel{l}iquiae

suprema

manent.


Commentaire : L. 3 : la présence de deux ligatures et des traces de stucature sur le deuxième I traduisent sans doute une tentative de correction de Cupeinnia pour Cupiennia. Tenue pour perdue depuis la seconde moitié du XVIIIe s., l’inscription a en fait été amenée à Paris peut-être dans les années 1760-1770, avant d’être cédée au Louvre en 1914. Elle fut retrouvée en 1975 par S. Ducroux à l’occasion d’un colloque. Sa mention dans un catalogue polycopié (distribué aux participants) n’ayant eu aucun écho, S. Panciera en propose une réédition. L’écriture, le matériau, l’onomastique et le lieu de découverte contredisent l’hypothèse d’une datation haute (IIe s. a. C., éventuellement première moitié du Ier) et renvoient au contraire à l’époque augusto-tibérienne. L’a. interprète l’archaïsme de la langue comme une volonté du rédacteur de magnifier son texte. La recherche stylistique et l’ambiguïté (comme la mystérieuse locution suprema manent) relèveraient d’une « intention nobiliaire ». Le gentilice de la défunte est rare et renvoie à des familles d’un niveau social élevé, dont Tertulla pourrait être la dernière descendante.

Datation : Époque augusto-tibérienne.