Rédacteur : K. Marmouri
2015_57_032 (Nouvelle étude)

Épitaphe de l’esclave Maior

Concordance(s) : AE, 2013, 2029

Publication(s) :

L. Naddari, "Une opération de défrichement des terres dans les environs d’Ammaedara (Haïdra, en Tunisie centrale)", dans Géographie historique du Maghreb antique et médiéval. État des lieux et perspectives de recherches. Actes du premier colloque international du laboratoire de recherche "Occupation du sol, peuplement et modes de vie dans le Maghreb antique et médiéval", Sousse, les 14, 15 et 16 mars 2014, A. Mrabet éd., Sousse, 2015, p. 147-156, photos.

Bibliographie(s) :

Z. Benzina Ben Abdallah, A. Ibba, L. Naddari, Mourir à Ammaedara. Épitaphes latines païennes inédites d’Ammaedara (Haïdra) et de sa région. Hommage posthume à Jean-Marie Lassère, Ortacesus, 2013 (Studi di storia antica e di archeologia, 11), p. 220, n° 247, photo.

Provenance : Afrique proconsulaire, Henchir Brahim ben Khrayef, Ammaedara, gouvernorat de Kasserine, Tunisie.

Support : Autel. Mouluré. Brisé en bas. Guirlande en relief au-dessus du texte.

60 x 45 x ?

Champ épigraphique : 31 x 30. Cadre mouluré.

Ecriture : Capitales allongées. 2 à 3 cm. Points triangulaires.

Mise en page : Centrée.

Texte : Latin. Épitaphe.


Verna Maior,

hic situs

est,

qui hanc ter-

ram diu silua

uetere coper-

[--]+[-]++P++

------ ?


L’esclave Maior repose ici. Lui qui a longtemps ensemencé cette terre située dans l’ancienne forêt [---]. (Traduction de l'a.)

Commentaire : Selon l’a., l’inscription provient d’un domaine impérial, constitué sur le territoire des Musulames par le déboisement d’une partie de la forêt située au nord-ouest d’Ammaedara. Le responsable de ces défrichements, probablement un esclave impérial dénommé Maior (ou peut-être Verna l’Aîné, selon l’AE), aurait voué ces terres nouvellement arables à la céréaliculture, ce que laisserait penser l’emploi du verbe coper[uit]. [Toutefois, il serait plus cohérent de restituer coper[tam], participe relié à terram, dont le complément à l’ablatif de moyen serait silua uetere : « cette terre longtemps couverte d’une vieille forêt. » L. 7 : peut-être le sommet d’un M, au-dessous de ER de uetere.]

Datation : Époque julio-claudienne selon l'a., la seconde moitié du Ier s. p. C. semble plus probable, d’après le formulaire et le type de monument.