Rédacteur : F. Kayser
2015_55_001 (Inscription révisée)

Épitaphe d’un soldat de la XXIIe légion Deiotariana

Concordance(s) : AE, 2002, 1590A = HD046449

Publication(s) :

M. Christol, "Sur l'épitaphe d'un légionnaire de l'armée d'Égypte (AE 2002, 1590A)", ZPE, 195, 2015, p. 297-300, photo.

Bibliographie(s) :

F. Kayser, "Épitaphes et monuments des soldats romains en Égypte", dans L’armée en Égypte aux époques perse, ptolémaïque et romaine, A. E.Veïsse, S. Wackenier, P.-L. Gatier, M. Pezin, J. Van der Vliet éd., Genève, 2014 (Hautes Etudes du monde gréco-romain, 51), p. 211, photo.

Provenance : Égypte, Alexandrie, gouvernorat d'Alexandrie, Égypte.

Conservation : Lyon. Musée des Beaux-Arts.

Support : Plaque. Marbre. Brisée à gauche, à droite et en bas.

8 x 17 x 2

Ecriture : Capitales allongées. A pourvu d'une barre oblique. 2 à 2,5 cm. Points triangulaires. Traces de peinture.

Mise en page : Réglures.

Texte : Latin. Épitaphe.


[---] f(ilius) Col(lina tribu) Paulinus, Oin[oanda],


... Paulinus, fils de ..., de la tribu Collina, originaire d'Oinoanda...

Commentaire : Le monument s’insère dans une série bien connue à Alexandrie. L. 1, Gatier avait lu ỌỊẠ, qu’il proposait de considérer comme le nom de la ville d’Oea en Tripolitaine. Mais il est peu probable qu’une cité de cette région relève de la tribu Collina, qui est en revanche très présente en Orient. Au vu des traces subsistantes, on peut lire Oinoanda, ville de Lycie et Pamphylie. [Cette attribution est néanmoins problématique, car la diphtongue grecque oi est normalement transcrite oe en latin ; on pourrait envisager aussi bien Olympos de Pamphylie (J.-Y. Strasser)]. L. 2, l’a. reprend l’attribution par F. Kayser du soldat à la legio XX Deiotariana et la lecture de la fin de la l. 2.

Datation : Fin du Ier s. - début du IIᵉ s. p. C., d'après l'écriture.